LE CONSENTEMENT ROMAN
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“Le Consentement” de Vanessa SPRINGORA “Parce qu’écrire, c’était redevenir le sujet de ma propre histoire. Une histoire qui m’avait été confisquée depuis trop longtemps”

 

vanessa springora

“Depuis tant d’années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre.” 

Séduite à l’âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l’emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d’une époque et la complaisance d’un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.” (4ème de couverture).

 

Retrouvez l’article de C. Rousseau sur le site du Monde.fr (le 10/01/2020).

“Avec « Le Consentement », Vanessa Springora dépeint les ressorts de l’emprise.”

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/10/avec-le-consentement-vanessa-springora-depeint-les-ressorts-de-l-emprise_6025374_3232.html

 

“Tout au long d’un récit circonstancié et implacable, porté par une écriture ferme, incisive et irisée d’une douleur discrète, Vanessa Springora ne cesse d’interroger la complaisance d’un milieu où elle officie comme directrice des éditions Julliard. Et qu’elle connaît très bien pour y avoir grandi.

Fille unique de parents qui se séparent lorsqu’elle a 5 ans, elle a fait très tôt, par l’entremise de sa mère, attachée de presse dans l’édition, du « royaume des livres » son « terrain de jeu » favori. Quand d’autres, auréolés du prestige de l’écrivain, le conçoivent comme leur terrain de chasse… « Un père aux abonnés absents qui a laissé dans mon existence un vide insondable. Un goût prononcé pour la lecture. Une certaine précocité sexuelle. Et surtout un immense besoin d’être regardée ; toutes les conditions sont maintenant réunies », résume-t-elle aux prémices de l’histoire.”

(…) “Là n’est pas le moindre mérite de ce récit longuement mûri après des années de « cure de paroles » et de voyages pour se reconstruire. Des années fragmentées que parachève ce livre de rassemblement où, en entremêlant les voix et les émotions de l’adolescente qu’elle fut, mais aussi de la femme, de la mère et de l’éditrice qu’elle est devenue, Vanessa Springora se réapproprie enfin son histoire. Prenant enfin le chasseur à son propre piège, elle tisse un texte cathartique qui fera date.”

Sur le site de France Inter, vous pouvez lire l’interview de l’écrivaine Vanessa Springora
https://www.franceinter.fr/livres/vanessa-springora-le-consentement-est-un-livre-que-je-porte-en-moi-depuis-plus-de-trente-ans

 

J’ai grandi face à des adultes qui avaient 18 ans en Mai-1968. Ils avaient eu une éducation extrêmement corsetée, souvent religieuse, où toutes les questions qui tenaient au corps et à la sexualité étaient complètement taboues. Tout cela a volé en éclats avec les années 1970 et la libération sexuelle. Avec ses aspects positifs. Mais c’est vrai qu’on a sacrifié des enfants et des adolescents. Des personnages sinistres, qui portaient une cause, la pédophilie, ont même fait circuler des pétitions pour libérer les relations sexuelles avec les enfants. Ces pétitions émanaient d’intellectuels organisés et très actifs qui savaient parfaitement ce qu’ils faisaient. Ils ont profité de cette période de libération pour s’infiltrer dans la brèche et porter leur propagande au grand public. Mais ils ne servaient que leurs propres intérêts à eux égoïstes et pathologiques.”

 

“Le Consentement” de Vanessa SPRINGORA / ED. GRASSET / 2020