FRANCE INTER / Une semaine dans leurs vies : “A Caen, la brigade des mineurs recueille la parole des victimes d’inceste”

 

caen brigade des mineurs

 

L’inceste, un crime tabou, au cœur de la famille, toucherait au moins un enfant sur dix. Avec la publication du livre de Camille Kouchner, la parole semble s’être libérée mais le poids du silence reste lourd et les affaires d’inceste sont toujours délicates pour les policiers.”

 

Cela fait onze ans qu’il exerce avec passion son métier de policier à la brigade des mineurs.Un mot qui me vient lorsqu’on évoque l’inceste, c’est le silence” dit-il. “Le plus difficile est d’instaurer un climat de confiance. Il faut vraiment que l’enfant en face de nous ait confiance, c’est vraiment primordial”, dit-il. Parfois, l’enfant demande à voir la carte de police de Mickaël Nicolas, qui leur montre quelquefois “pour détendre un peu l’atmosphère”, mais aussi ses phasmes, étranges petites bestioles en forme de brindilles qui cohabitent dans son bureau. Une façon de donner confiance aux enfants, de les intriguer et les rassurer à la fois. C’est une mission délicate pour les policiers de la brigade des mineurs, que de faire parler un enfant. “

Naturellement, le policier n’agit pas de la même façon avec un enfant de quatre ans ou de seize ans, mais quelque que soit l’âge, il dit à chacun que dans son bureau, “il n’y a pas de secret, pas de honte, et surtout […] je lui explique que ce n’est pas de sa faute”. Posément, le policier précise que son travail “c’est de vérifier”. Et son obsession, c’est de garder ce lien de confiance.” (FRANCE INTER)

A réécouter sur le site de FRANCE INTER “Une semaine dans leurs vies”, émission du 12/02/2021  (durée : 17 mn).

https://www.franceinter.fr/emissions/une-semaine-dans-leurs-vies/une-semaine-dans-leurs-vies-12-fevrier-2021

Sophie Parmentier Journaliste au service Enquêtes-Police-Justice