des vies françaises gardien prison Gilbert
des vies françaises gardien prison Gilbert
des vies françaises gardien prison Gilbert
des vies françaises gardien prison Gilbert
des vies françaises gardien prison Gilbert

“DES VIES FRANCAISES” / FRANCE INTER : “Gilbert a passé trente-trois ans sur les coursives des prisons lyonnaises, dont vingt-deux ans au service psychiatrique (SMPR). Des taules de Perrache, vétustes et surpeuplées, à celle de Corbas, neuve mais complètement déshumanisée, il raconte sa vie de maton, la violence du monde carcéral et de l’enfermement.”

“Lorsqu’il a passé le concours de surveillant pénitentiaire pour la première fois alors qu’il était âgé d’une vingtaine d’années, Gilbert Fetet n’a pas supporté la prison. Il en est reparti effrayé au bout de quelques heures, pour retourner travailler dans le privé. D’abord dans l’hôtellerie, puis dans le textile. Mais le travail se faisant de plus en plus rare dans la région, il a finalement repassé le concours sept ans plus tard, et cette fois, il est resté. Aujourd’hui âgé de soixante ans, il raconte une vie passée sur les coursives des prisons de Lyon, la violence du monde carcéral et de l’enfermement.”

L’enfermement est difficile à vivre. Moi je comprends qu’il soit difficile pour les détenus, je pense qu’il est difficile pour nous aussi. Mais voilà, c’est notre travail. Moi je n’ai jamais eu peur d’aller travailler, ou plus envie, mais aujourd’hui j’en suis sorti, et je suis content quand même.”

VOICI LE LIEN : 👉Gilbert, gardien de prison. Ep01: de la violence.” (Durée : 10 mn)

https://www.franceinter.fr/emissions/des-vies-francaises/des-vies-francaises-12-juin-2021

 

Et pour en savoir plus :

Suite de notre rencontre avec Gilbert Fetet, gardien de prison à Lyon pendant 33 ans, dont 22 passés au SMPR – un service psychiatrique réservé aux détenus agités. Il raconte les rencontres qui l’ont marqué, et l’humanité qui subsiste, malgré tout.”

“Aux prisons de Lyon, Gilbert était surnommé “le dinosaure”tant il est rare pour un surveillant pénitentiaire de rester si longtemps dans un service réputé aussi difficile que le SMPR (le Service Médico-Psychologique Régional) – une aile de la prison à l’écart de la détention ordinaire où les détenus agités ou dépressifs viennent passer quelques mois pour être pris en charge par le personnel médical. Vingt-deux ans c’est, de mémoire des anciens, un record. Une longévité que Gilbert attribue à la solidarité qui régnait entre les membres du personnel dans ce service et aux rencontres qu’il a faites avec des détenus.”

👉”Gilbert, gardien de prison. Ep02: de l’humanité malgré tout”. (Durée : 9 mn)

https://www.franceinter.fr/emissions/des-vies-francaises/des-vies-francaise-du-samedi-19-juin-2021

 

 

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