Groupe d'échanges autour du " vécu de la crise sanitaire " liée au COVID 19

A la croisée des chemins se trouvent la parole… et des échanges autour du vécu de la crise sanitaire

La crise sanitaire que nous vivons a de nombreuses conséquences et notamment au niveau psychologique et social. En effet, cette période particulièrement propice au stress, a amené chacun de nous à interroger le sens de sa vie, à repenser sa place, son lien à l’autre et sa responsabilité en matière de santé publique.

Dans ces contextes où le silence s’impose de force dans nos vies, prendre la parole est un moyen de lutter contre notre impuissance. Prendre la parole devient une occasion de ne pas rester seul et représente une possibilité de transformer dans l’après-coup, ce que nous sommes nombreux à avoir subi, parfois de façon violente. C’est donc dans une volonté d’apporter un soutien que nous proposons ainsi des groupes d’échanges autour du vécu de la crise sanitaire et des mesures qui l’accompagnent.

« Impuissance et vulnérabilité »

Comme tous les événements stressants, la crise sanitaire est vécue de manière singulière et les ressentis varient en fonction de différents paramètres comme les conditions de vie, la qualité de l’entourage et des relations sociales, le milieu socio-professionnel, le sentiment de sécurité (notamment affective et identitaire), etc…

Même si les conséquences d’une atteinte par le virus du COVID 19 diffèrent selon les personnes, la menace qu’il représente nous concerne tous et a mis en lumière l’impuissance des hommes face à des maladies, malgré les progrès technologiques et de la médecine et à l’heure où nous voulons croire que nous pouvons tout maîtriser.

Au-delà de cette impuissance sur certaines maladies et de l’impuissance face à la mort qui nous caractérise en tant que mortel, la crise sanitaire a initié une prise de conscience individuelle et collective de notre fragilité et ce, quel que soit notre état de santé, quel que soit notre âge et quelles que soient nos conditions de vie. En effet, nous avons tous dans notre entourage des personnes à risque et face à ce virus dont nous ne connaissons que peu de choses mais qui se propage dans les interactions sociales, nous devenons tous vulnérables !

« Habitudes et phénomène contre-intuitif »

A l’ampleur mondiale de la crise, s’ajoute la nouveauté de cette période _au sens propre du terme_ « extraordinaire ». Nous avons tous été bousculés dans nos habitudes, dans notre quotidien et dans tous les domaines.

” Mets ta main devant ta bouche quand tu tousses ! ”

” Fais un bisou à Mamie ! “

Tous ces gestes porteurs d’une symbolique sociale et affective forte, toutes ces attitudes motrices, ou encore tous ces gestes du quotidien que nous avons éprouvés, appris et automatisés, nous devons les bannir de nos schémas comportementaux pour en apprendre de nouveaux. Si bien que même dans une situation sociale connue et habituelle, plus rien ne semble maîtrisé. Notre spontanéité a laissé place à la réflexion et là où nous agissions d’une façon presque mécanique, nous devons apprendre de nouveaux codes.

Perdre des habitudes parfois très anciennes, en prendre de nouvelles et ce du jour au lendemain, qui plus est en raison d’une menace invisible, inodore, imperceptible… Certaines personnes atteintes par le virus sont même asymptomatiques, et peuvent donc, sans le savoir, non seulement le véhiculer, mais contaminer des proches.

Ainsi, c’est d’une manière contre-intuitive que nous devons nous défendre et nous protéger, en adoptant de la prudence là où l’on se méfie le moins, c’est-à-dire en famille, entre amis, entre collègues, etc… Si parfois le stress engendré par la menace du virus a permis l’adaptation de la conduite et ainsi faciliter l’adoption et l’application des gestes barrières, pour de nombreuses personnes, le stress a perdu son rôle d’alerte pour ne plus représenter qu’un frein, qu’une limite, générant doutes, incertitudes et peur. Une peur qui sidère, qui tétanise. Une peur source de souffrance et de solitude.

« Confinement : entre créativité et routine mortifère »

La mesure drastique de confinement national prise par le gouvernement, a également eu des répercussions psychologiques. Dans les meilleurs des cas, le confinement et la distanciation sociale ont renforcé les liens entre les individus, mais ils ont aussi été une source de tensions, voire de conflits et pour beaucoup, d’isolement et de solitude.

Quoi qu’il en soit, le quotidien de chacun d’entre nous a été bouleversé par le confinement. La limitation des sorties a pu être vécue comme une privation, générant manque et frustration. Et si d’ordinaire la vie quotidienne peut être source de créativité, le caractère mortifère de la routine a pu être renforcé par la période de confinement ; l’incertitude quant à sa durée et à son issue s’ajoutant au caractère répétitif et routinier des actes et des gestes.

Quelles que soient les conditions dans lesquelles nous avons vécu ce confinement, notre rapport aux autres et notre rapport au temps ont été chamboulés et pour certains de façon douloureuse.

La crise sanitaire a donc fait ressortir les inégalités socio-économiques, au niveau national, mais elle nous a tous ramenés à cet état de dépendance les uns vis-à-vis des autres, qui nous caractérise dans notre humanité. Nous existons à travers le regard que les autres portent sur nous et c’est justement cette interdépendance et ce besoin de lien social qui est porteur de risques aujourd’hui.

C’est pourquoi, nous proposons des groupes de parole autour du vécu de cette période exceptionnelle que nous vivons, afin d’offrir un espace où venir déposer des questionnements, des doutes, des ressentis autour du confinement et des semaines qui ont suivi.

Il n’est pas toujours aisé d’échanger autour de ce vécu, avec ceux-là mêmes qui ont partagé notre quotidien pendant ces dernières semaines. Ni avec ceux qui étaient loin…

A la croisée des chemins, la neutralité bienveillante et l’accueil d’une parole libre sur soi sont les principes fondamentaux d’un groupe de parole ou d’un groupe d’échanges, ce qui en fait un espace et un lieu propice à la réflexion collective autour de ressentis subjectifs, ainsi qu’une occasion d’élaborer du sens sur cette période fortement dominée par les émotions.

Permettre à chacun d’en ressortir plus fort grâce à la parole est une des missions que nous nous sommes fixés et pour permettre au plus grand nombre de participer à ces groupes d’échanges ainsi que pour lutter contre les inégalités sociales et économiques, les 3 premières séances sont gratuites et ouvertes à tous.

Organisation

Public : tout public, tout âge. Possibilité de distinguer les groupes par tranches d’âge si âge des participants très varié.

Groupe de 5 à 10 personnes.

Séance d’une durée de 1h30 à 2h00.

Lieu : dans une salle permettant le respect des gestes barrières, dont la distance d’un mètre et demi entre les participants. En fonction du nombre de participants et de leur lieu de résidence, ces groupes d’échanges peuvent se dérouler dans différentes communes, au plus près de vous.

Cette prestation est recommandée pour
  • Les Particuliers
  • Les Professionnels
  • Les Institutions

Intervenant sur la prestation