Que reste-t-il du travail social ? Résister à la chalandisation

Ce livre est né du terrain

Il est né de situations ordinaires et pourtant décisives.
De réunions où quelque chose ne passait pas.
De silences institutionnels trop lourds.
De gestes professionnels minuscules, mais tenus.
De colères rentrées, de doutes persistants, de fidélités discrètes.

Ce livre n’est ni un manifeste, ni un manuel.
C’est un texte situé.
Un texte qui prend le temps de regarder ce qui se joue, là où le travail social se pratique vraiment : dans les interstices, les tensions, les compromis, les résistances parfois invisibles.

J’y mêle des fragments de terrain, des analyses, des récits, des appuis théoriques.
Non pour expliquer le travail social, mais pour le prendre au sérieux.
Comme un lieu politique.
Comme un espace de conflit éthique.
Comme un travail qui engage des corps, des affects, des responsabilités — souvent sans reconnaissance à la hauteur.

Ce livre s’adresse à celles et ceux qui travaillent dans le social, le médico-social, la formation, les institutions.
À celles et ceux qui doutent sans renoncer.
À celles et ceux qui tiennent, parfois à bas bruit.
À celles et ceux qui sentent que « ça résiste », et qui refusent de réduire cette résistance à une fragilité individuelle.

Il n’apporte pas de solutions clés en main.
Il ouvre des questions.
Il tente de nommer ce qui s’abîme, mais aussi ce qui persiste.
Il défend l’idée qu’un autre rapport au travail, au soin, à l’accompagnement reste possible — à condition de le penser collectivement, lucidement, politiquement.

Ce texte est désormais disponible en librairie (sur commande), sur le site de l’éditeur Presses de l’EHESP et dans toutes les grandes enseignes.
Il n’a pas vocation à clore quoi que ce soit.
S’il circule, s’il se discute, s’il questionne, gêne parfois — alors il aura trouvé sa place.

Angélique REVEST